Comment déclarer ses revenus locatifs ?

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Les principales informations à connaître pour la déclaration des revenus locatifs

C’est parti ! La période de déclaration des revenus a commencé le 11 avril déjà et, si vous êtes l’heureux propriétaire d’un bien en location, que ce soit un terrain, un appartement,  un parking ou encore un local commercial, vous devez déclarer vos revenus locatifs correctement et surtout bien choisir leur régime fiscal.

 

Quand déclarer ses revenus locatifs ?

La période valide pour déclarer ses revenus dépend de la méthode choisie (sur papier ou en ligne) et de votre secteur de résidence :

  • Si vous résidez dans un des départements 01 à 19 (ou êtes non-résidents), vous avez jusqu’au jeudi 23 mai 2024 à minuit pour faire votre déclaration en ligne sur : https://cfspart.impots.gouv.fr/;
  • Si vous résidez dans un des départements 20 à 54, vous avez jusqu’au jeudi 30 mai 2024 à minuit pour faire votre déclaration en ligne;
  • Si vous résidez dans un des départements 55 à 976, vous avez jusqu’au jeudi 6 juin 2024 à minuit pour faire votre déclaration en ligne;

Pour les personnes qui effectuent leur déclaration de revenus en papier, quelle que soit leur situation géographique, la date limite de dépôt est fixée au mardi 21 mai 2024 à minuit, le cachet de la Poste faisant foi.

 

Les revenus fonciers (locations nues)

Les revenus fonciers sont ceux qui proviennent de locations de biens immobiliers nus, c’est-à-dire non meublés, que ce soit à destination d’habitation ou d’activité professionnelle :

  • logements vides en tant que résidence principale ou secondaire,
  • garages,
  • locaux à usage industriel ou commercial s’ils ne sont pas rattachés à une activité commerciale,
  • locaux mixtes résidence principale / professionnel (locataire en profession libérale par exemple).

2 régimes pour les revenus fonciers :

  • Le régime micro-foncier : il s’applique lorsque les loyers générés par les locations non meublées ne dépassent pas 15.000€ hors charges par an. Grâce à ce régime, il est possible de bénéficier d’un abattement forfaitaire de 30% sur les sommes déclarées et dans ce cas, seuls les 70% restants seront ajoutés à vos autres revenus pour être imposés au barème progressif par tranches et également soumis aux prélèvements sociaux de 17,2%.
  • Le régime foncier réel : il s’applique obligatoirement lorsque les loyers générés par les locations non meublées dépassent 15.000€ hors charges par an ou si vous choisissez cette option malgré des loyers inférieurs aux 15.000€. Dans ce cas, c’est la différence entre les loyers touchés et les charges déductibles effectuées sur votre bien (assurances, frais de gestion locative, intérêts d’emprunts, etc.) qui sera ajoutée à votre revenu global et soumis aux prélèvements sociaux. Si les charges déductibles sont supérieures aux loyers touchés, on dit alors que vous êtes en situation de Déficit Foncier

Comment déclarer ses revenus fonciers ?

Pour le micro-foncier, rien à faire ! Il suffit de déclarer ses revenus locatifs dans la déclaration générale des revenus (2042) et l’abattement de 30% sera pris en compte automatiquement. Pour le foncier réel, il convient de remplir une déclaration annexe (2044 ou 2044S pour certains dispositifs de défiscalisation) pour lister, immeuble par immeuble, l’ensemble des loyers perçus et des charges décaissées dans l’année.

 

Les BIC (locations meublées)

Ce régime recouvre les bénéfices réalisés par une personne ayant une activité commerciale, industrielle ou artisanale. Or, si vous louez un logement meublé, vous êtes un peu considéré comme un commerçant et donc êtes soumis à ce régime avec tous ses avantages ! Les biens concernés sont :

  • logement meublé en tant que résidence principale ou secondaire,
  • location de tourisme, chambre d’hôte, location saisonnière,
  • location meublée pour étudiant.

2 régimes pour les BIC :

  • Le régime micro-BIC: il s’applique lorsque les bénéfices générés par les locations meublées, charges comprises, ne dépassent pas 77.700€ HT. Grâce à ce régime, il est possible de bénéficier d’un abattement de 50% sur les sommes déclarées et donc, dans ce cas, seuls les 50% restants seront imposés au barème progressif d’imposition par tranches et aux prélèvements sociaux de 17,2%.
  • Remarque : pour les biens classés « meublé de tourisme » (Code de tourisme) ou les chambres d’hôtes, le seuil passe à 188.700€ HT et l’abattement à 71% !
  • Le régime BIC réel : il s’applique obligatoirement lorsque les revenus locatifs générés par les locations meublées dépassent 77.700€ HT ou si vous choisissez cette option malgré des loyers inférieurs au seuil. Dans ce cas, c’est la différence entre les loyers touchés et les charges déductibles de votre bien (amortissements, assurances, frais de gestion locative, intérêts d’emprunts, etc.) qui sera ajoutée à votre revenu global et soumise aux prélèvements sociaux…

Comment déclarer ses revenus locatifs en BIC ?

Pour le micro-BIC, il suffit de déclarer le montant des loyers bruts HT perçus dans la déclaration complémentaire des revenus non salariés (2042C PRO). Pour le régime au réel, il convient d’abord de remplir le formulaire 2031 (Bénéfices Industriels et Commerciaux) et de reporter le résultat (bénéfice ou perte) dans la 2042C PRO…

 

Ce qui devrait changer pour les locations meublées de 2024

La loi de finances pour 2024 a introduit plusieurs modifications législatives pour l’imposition des locations meublées, des mesures passées « par erreur » mais qui devraient être applicables pour les revenus de cette année :
Pour la location de meublés de tourisme non classés :
> la baisse du seuil de chiffre d’affaires permettant de bénéficier du régime micro, de 77.700 à 15.000 euros
> la diminution de l’abattement représentatif de charges de 50% à 30%
Pour la location de meublés de tourisme classés en zone non tendue B2 ou C (une zone rurale) : un abattement supplémentaire de 21% s’appliquerait pour les locations dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 15.000 euros, soit un abattement total de 92%, avec un minimum de 305 euros.
Toutefois, une tolérance est prévue selon laquelle l’application des anciennes règles est possible pour les revenus 2023, sur option du contribuable. Soit le maintien d’un seuil maximum de recettes de 77.700 euros sur l’année civile 2023 et un abattement de 50%…

 

Pour déclarer ses revenus locatifs avec un conseiller Norvefa :

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